
Formé par les jésuites à Côme, il étudia le droit et servit dans l'administration pontificale avant d'être créé cardinal en 1645. Comme légat à Ferrare, frappée par la famine, il fut présenté comme « père des pauvres », et comme évêque de Novare il donna tous les revenus de son siège aux pauvres et aux malades. Il fut élu à l'unanimité et, devenu pape, vécut simplement, réduisit les dépenses de la Curie et mit en ordre les finances pontificales.
Ses appels inlassables amenèrent les forces de l'Empereur et le roi Jean Sobieski de Pologne à délivrer Vienne du siège turc en 1683, et il versa de fortes sommes pour la libération de la Hongrie. Il défendit fermement la liberté de l'Église face à Louis XIV, encouragea la communion fréquente et même quotidienne, et condamna des erreurs de théologie morale ainsi que le quiétisme de Molinos. Sa cause fut longtemps retardée, et Pie XII le béatifia le 7 octobre 1956.
Il est honoré par l’Église comme Bienheureux. Lire sa page dans le dictionnaire des saints.